Selon le procureur général Roger Mariaca, le mandat d’arrêt concerne notamment les nombreux blocages de routes organisés à travers le pays. L’enquête fait suite à des plaintes pour « soulèvement armé » et « terrorisme » déposées par des responsables civils et le ministère de l’Intérieur.
Durant près de sept semaines, des organisations indigènes, des syndicats et des producteurs de coca ont multiplié les manifestations pour réclamer le départ du président Rodrigo Paz, sur fond de grave crise économique. Le gouvernement accuse Evo Morales d’avoir joué un rôle dans l’organisation de cette mobilisation.
Au pouvoir de 2006 à 2019, Evo Morales se trouve actuellement dans son fief du Chapare. L’ancien dirigeant rejette les accusations portées contre lui et dénonce une « persécution ».
Cette nouvelle procédure intervient dans un climat politique particulièrement tendu en Bolivie, quelques mois après l’arrivée au pouvoir de Rodrigo Paz, qui a mis fin à près de deux décennies de gouvernements socialistes.
Avec AFP
