Invité jeudi sur la chaîne conservatrice Newsmax, Scott Bessent a annoncé de nouvelles mesures contre l’Iran dès la semaine prochaine, alors que les États-Unis maintiennent également leur blocus autour du détroit d’Ormuz.
« Ce sera une combinaison d’un isolement économique comme le monde n’en a jamais vu et de la poursuite du blocus dans le détroit d’Ormuz », a déclaré le responsable américain. Il a ajouté : « Restez à l’écoute, d’autres annonces arrivent la semaine prochaine », sans préciser la nature exacte des mesures envisagées.
Washington mise sur la pression économique
L’administration américaine entend agir sur deux fronts : réduire les ressources financières de l’Iran et empêcher les échanges commerciaux à travers ses ports.
Scott Bessent a notamment présenté cette stratégie comme une politique d’« asphyxie financière » combinée à un blocus physique. Pour illustrer son approche, il a cité les cas de Cuba et du Venezuela, estimant que les sanctions américaines avaient fortement affecté l’économie vénézuélienne.
Cette nouvelle offensive intervient alors que les tensions restent particulièrement fortes autour du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le transport mondial des hydrocarbures.
Une position américaine qui se durcit
Le vice-président américain JD Vance a également défendu jeudi la stratégie de Washington. Il a expliqué que la priorité était de préserver l’approvisionnement énergétique des États-Unis tout en empêchant l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire.
« L’objectif numéro un » est de « faire en sorte que le pétrole et l’essence restent bon marché pour les Américains », tandis que le deuxième objectif consiste à « assurer que l’Iran ne se dote jamais de l’arme nucléaire », a-t-il déclaré sur Fox News.
Cette fermeté contraste avec les déclarations de Scott Bessent au début du mois. Le 4 août, le secrétaire au Trésor américain évoquait encore la possibilité d’un accord rapide avec Téhéran permettant notamment la réouverture du détroit d’Ormuz.
Depuis, la situation s’est tendue davantage. Les discussions entre Washington et Téhéran semblent au point mort, chaque camp maintenant ses exigences pour permettre une éventuelle réouverture du détroit.
Avec ces nouvelles menaces économiques, les États-Unis semblent désormais privilégier une stratégie de pression maximale, alors que la voie diplomatique apparaît de plus en plus difficile.

