« Ce que j’ai demandé au président, c’est qu’il envisage une exemption totale, ou, à tout le moins, aucune augmentation », a déclaré Anthony Albanese à la presse.
Fin juillet, l’Australie avait été incluse dans la liste des partenaires commerciaux soumis aux nouvelles surtaxes américaines. Le pays est actuellement frappé par un droit de douane de 12,5 %, une mesure qui fait suite à de précédentes surtaxes décidées par Donald Trump en février.
Trump accepte d’examiner la demande australienne
Selon Anthony Albanese, l’échange avec Donald Trump s’est déroulé dans une atmosphère « chaleureuse et productive ». Le président américain aurait accepté d’étudier la demande d’exemption formulée par Canberra.
« J’ai demandé que la position de l’Australie en tant qu’alliée des États-Unis soit prise en compte, et le président a accepté d’examiner ma demande », a expliqué le Premier ministre australien.
Malgré leur alliance étroite, les deux pays affichent des positions différentes sur la politique commerciale américaine. Canberra continue notamment de défendre le principe d’un commerce libre et équitable.
« Notre position en tant que gouvernement est que les droits de douane constituent une contrainte économique, un coût pour les pays qui les imposent », a rappelé Anthony Albanese.
L’Aukus également au cœur des discussions
L’entretien entre les deux dirigeants a également porté sur le pacte Aukus, l’alliance de défense réunissant l’Australie, les États-Unis et le Royaume-Uni.
Anthony Albanese a indiqué que les progrès du programme avaient été évoqués. Dans ce cadre, l’Australie doit notamment recevoir des États-Unis au moins trois sous-marins à propulsion nucléaire de classe Virginia au cours des quinze prochaines années.
Les deux dirigeants ont enfin échangé sur la situation au Moyen-Orient. Anthony Albanese a réaffirmé la position de son gouvernement selon laquelle l’Iran ne doit pas pouvoir se doter de l’arme nucléaire et a exprimé le souhait de voir le conflit prendre fin.


