Le projet, baptisé PORTS-Pike Technology Campus, doit atteindre sa pleine capacité d’ici 2032. Il prévoit l’installation de plus de 1,5 million de puces Nvidia et une puissance de calcul de 8 gigawatts.
Un projet hors norme
Le centre sera notamment construit sur le site d’une ancienne usine d’enrichissement d’uranium datant de la Guerre froide. Sa consommation électrique devrait être considérable, avec une capacité comparable à celle de sept millions de foyers américains.
Les premiers calculs doivent débuter en 2028. Le site devrait également créer environ 35.000 emplois pendant sa construction, puis 2.500 emplois permanents.
Pour Nvidia, cette opération représente un engagement financier inédit. Le fabricant de puces ne versera pas directement les 105 milliards de dollars. Il devra intervenir en dernier recours pour couvrir une éventuelle perte de valeur du site si OpenAI quittait les lieux sans qu’un autre exploitant puisse être trouvé.
Cette proximité entre le fabricant des puces et l’un de leurs principaux utilisateurs alimente toutefois les interrogations sur le financement des infrastructures liées à l’intelligence artificielle.
« Est-ce du financement circulaire ? Non. OpenAI paiera son loyer », a assuré Jensen Huang, le patron de Nvidia.
De son côté, Sam Altman voit dans ce projet une infrastructure destinée à accompagner le développement de l’IA. « Ce sera un site immense, avec assez de puissance de calcul pour aider des millions de personnes à faire avec l’IA des choses que nous commençons à peine à imaginer », a déclaré le patron d’OpenAI.
Le projet intervient alors que les États-Unis connaissent un débat croissant autour de l’impact des centres de données sur les prix de l’électricité, la consommation d’eau et les infrastructures locales.

