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Moyen-Orient

Syrie : Bachar el-Assad condamné à la peine de mort par contumace

Par Scoop Monde · avec AFP
Publié aujourd'hui à 20h02 · Mis à jour à 20h03
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L’ancien président syrien Bachar el-Assad a été condamné à la peine de mort, mardi 11 août 2026, par un tribunal de Damas. Jugé par contumace, il a été reconnu coupable de plusieurs crimes commis pendant la guerre civile qui a ravagé le pays pendant plus d’une décennie.

Le tribunal a également condamné à mort son frère Maher el-Assad ainsi que plusieurs anciens responsables militaires et sécuritaires de son régime. Ces décisions constituent les premiers jugements rendus contre des figures de l’ancien pouvoir depuis la chute de Bachar el-Assad en décembre 2024.

Des accusations de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité

Lors de l’audience, le juge Fakhr al-Din al-Aryan a retenu contre Bachar el-Assad plusieurs chefs d’accusation, notamment des meurtres, des actes de torture ayant entraîné la mort et des privations de liberté.

Le tribunal l’a reconnu coupable de « crimes contre l’humanité et de crimes de guerre ». À l’issue de l’audience, le juge a annoncé : « Il est donc condamné à mort. »

Bachar el-Assad n’était pas présent lors de son procès. Il avait quitté la Syrie en décembre 2024, lorsque les forces opposées à son régime se sont emparées de Damas. Il s’est depuis installé à Moscou avec des membres de sa famille.

Plusieurs anciens responsables condamnés

Maher el-Assad, qui dirigeait autrefois la 4e division de l’armée syrienne, figure également parmi les personnes condamnées à mort. L’ancien ministre de la Défense Fahd al-Freij et Louay al-Ali, ancien responsable des renseignements militaires dans la province de Deraa, ont aussi été condamnés.

Tous deux ont été poursuivis pour des faits liés notamment aux violences, aux meurtres, à la torture et aux privations de liberté commis durant la guerre.

Atef Najib, seul accusé présent

Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa, est le seul accusé à avoir comparu devant le tribunal. Il a lui aussi été condamné à mort pour crimes contre l’humanité.

Son nom est lié aux débuts du soulèvement syrien en 2011. À Deraa, l’arrestation d’adolescents accusés d’avoir inscrit des slogans hostiles au pouvoir sur des murs avait provoqué des manifestations. La répression de ces rassemblements avait ensuite contribué à l’extension de la contestation dans plusieurs régions du pays.

Le juge a indiqué qu’Atef Najib avait rejeté les accusations portées contre lui et qu’il ne montrait « aucun remords ».

Une guerre qui a fait plus d’un demi-million de morts

La guerre civile syrienne a commencé en 2011 après la répression des manifestations prodémocratie. Le conflit a fait plus d’un demi-million de morts et déplacé des millions de personnes.

La chute de Bachar el-Assad en décembre 2024 a mis fin à plus de cinquante ans de pouvoir de la famille Assad. Les nouvelles autorités syriennes ont depuis engagé des procédures judiciaires contre plusieurs anciens responsables, avec l’objectif affiché de faire la lumière sur les crimes commis durant les années de guerre.

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