Le président américain estime que l’instance internationale ferait une erreur en décidant de remplacer son dirigeant. « La Fifa commettrait une terrible erreur si, pour quelque raison que ce soit, elle envisageait ne serait-ce qu’un instant de remplacer son président Gianni Infantino », a écrit Trump sur son réseau Truth Social.
Il a également salué le bilan de l’Italo-Suisse, estimant qu’il venait de diriger « la Coupe du monde la plus réussie ». Selon lui, un départ d’Infantino ferait perdre à la compétition une partie de son succès et de sa rentabilité.
Infantino fragilisé par un projet controversé
Gianni Infantino traverse actuellement une période difficile. Plusieurs confédérations continentales souhaitent son départ après la révélation d’un projet visant à ouvrir la Fifa à des investisseurs privés. Le projet a finalement été abandonné après de nombreuses critiques.
L’UEFA, la Concacaf et l’AFC ont récemment appelé les fédérations nationales à réclamer des changements dans la gouvernance de l’organisation. Dans une lettre commune, elles ont notamment rappelé que le football « n’appartient à aucun individu ».
Les trois confédérations estiment que la tentative de céder une participation dans les activités liées à la Coupe du monde a provoqué une « rupture fondamentale de confiance ».
La Fifa avait reconnu des « erreurs » dans la préparation du projet, mais cette réponse n’a pas suffi à calmer les critiques.
Trump et Infantino, une relation étroite
Le soutien de Donald Trump n’est pas nouveau. Les deux hommes entretiennent depuis plusieurs années des relations étroites. En décembre 2025, Infantino avait remis au président américain un « Prix de la paix de la Fifa », une distinction créée spécialement pour lui.
Pendant le Mondial-2026, Trump avait également demandé à Infantino de revoir la sanction infligée au joueur américain Folarin Balogun après son exclusion. La suspension du joueur avait finalement été transformée en suspension avec sursis. Infantino avait alors insisté sur l’indépendance des instances disciplinaires de la Fifa.
Des soutiens divisés
Alors que l’UEFA, la Concacaf et l’AFC demandent des changements importants, Infantino conserve le soutien de la Confédération africaine de football (CAF) et de la Confédération sud-américaine (CONMEBOL). Le Mexique s’est également démarqué de la position de la Concacaf.
Les États-Unis et le Canada, coorganisateurs du Mondial-2026 avec le Mexique, ont de leur côté appelé à des « changements significatifs » pour renforcer la gouvernance de la Fifa.
Gianni Infantino, qui dirige la Fifa depuis 2016, reste candidat à sa propre succession. L’élection présidentielle est prévue en mars 2027, mais la crise actuelle pourrait remettre en question une réélection qui semblait jusque-là largement acquise.

