Déclarée officiellement le 15 mai dernier, cette 17e épidémie d’Ebola en RDC se propage principalement dans les régions de l’Est et du Nord-Est, notamment en Ituri et au Nord-Kivu. Ces zones sont particulièrement difficiles d’accès en raison des conflits et de la faiblesse des infrastructures sanitaires.
Avec un taux de mortalité estimé à 45,9 %, l’épidémie actuelle se rapproche déjà du bilan de la précédente grande flambée de 2018-2020, qui avait fait près de 2 300 morts sur environ 3 500 cas recensés.
La vaccination au cœur de la riposte
Face à cette situation, les experts de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommandent d’évaluer l’efficacité du vaccin Ervebo contre le variant Bundibugyo, responsable de la flambée actuelle. Il s’agit du seul vaccin contre Ebola actuellement homologué, mais il n’a pas été spécifiquement développé contre ce variant.
Deux autres vaccins sont également en développement. Le candidat « rVSV Bundibugyo », présenté par l’OMS comme le plus prometteur, est développé par Hilleman Laboratories. Un autre vaccin, mis au point par l’université d’Oxford, est également testé, avec un premier volontaire vacciné fin juillet.
Les autorités sanitaires congolaises et leurs partenaires internationaux renforcent ainsi leurs efforts pour contenir la propagation du virus. Les États-Unis ont notamment annoncé une aide supplémentaire de plus de 242 millions de dollars pour soutenir la lutte contre l’épidémie.
Transmis principalement par contact avec les fluides corporels, le virus Ebola provoque une fièvre hémorragique pouvant être mortelle. L’épidémie actuelle fait craindre une aggravation de la situation sanitaire dans plusieurs régions déjà fragilisées par les conflits.

