Dans un communiqué, la Compagnie nationale de pétrole libyenne (NOC) a indiqué que le réservoir avait été « directement visé », provoquant un incendie important avant son effondrement. La compagnie a également alerté sur les risques que l’incident pouvait représenter pour les autres installations pétrolières du site et les zones situées à proximité.
Plusieurs attaques en quelques jours
L’incident intervient après deux autres attaques signalées ces derniers jours dans la même zone. Samedi, un réservoir de diesel situé à Zawiya avait été touché. Dimanche, une usine de dessalement d’eau avait également été prise pour cible.
Les équipes de secours sont rapidement intervenues pour maîtriser les flammes et éviter qu’elles ne se propagent aux réservoirs voisins. Brega Oil Marketing a assuré que des équipes avaient commencé à évaluer les dégâts.
Pour l’heure, les circonstances de l’attaque restent inconnues. Aucun bilan humain n’a été communiqué. La NOC a décrété « l’état d’urgence » et demandé l’ouverture d’une enquête afin de déterminer les responsables de cette nouvelle attaque.
Les autorités appellent à protéger les installations pétrolières
Brega Oil Marketing a appelé les différentes parties présentes en Libye à mettre fin aux violences autour des infrastructures énergétiques. La compagnie demande notamment que les installations pétrolières et les dépôts de stockage soient épargnés par les affrontements.
La situation inquiète dans un pays qui possède les plus importantes réserves de pétrole d’Afrique. Depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye reste profondément divisée entre plusieurs forces politiques et militaires.
Deux autorités rivales se disputent actuellement le pouvoir, l’une basée à Tripoli et dirigée par Abdelhamid Dbeibah, l’autre installée dans l’est du pays sous l’influence du maréchal Khalifa Haftar.
Après les dernières attaques, Dbeibah a réuni lundi plusieurs responsables de la sécurité pour examiner la situation. Il a appelé à « traiter avec fermeté tout acte portant atteinte à la sécurité, aux infrastructures et installations vitales ».

