Élu le 21 juin, cet avocat de 48 ans, soutenu par le président américain Donald Trump, a promis de rétablir « l’ordre, l’autorité et la liberté » dans le pays. Il s’est également engagé à combattre « sans répit le narcoterrorisme et toutes les organisations criminelles qui menacent la liberté de la Colombie ».
Contrairement à la tradition, la cérémonie d’investiture ne s’est pas tenue à Bogota mais à Cali, une ville récemment touchée par plusieurs attaques attribuées à des groupes armés. L’événement s’est déroulé sous un important dispositif de sécurité, avec le déploiement de milliers de militaires et des mesures renforcées pour protéger les invités.
Successeur de Gustavo Petro, Abelardo de la Espriella a annoncé un changement de cap sécuritaire. Il entend mettre fin aux négociations de paix engagées avec certaines organisations armées et promet de renforcer les opérations militaires contre les réseaux criminels. Son programme prévoit également la construction de nouvelles prisons de haute sécurité et un renforcement de la coopération avec les États-Unis et Israël dans la lutte contre le crime organisé.
Le nouveau président devra toutefois composer avec un Parlement sans majorité claire et un contexte sécuritaire particulièrement tendu. Plusieurs experts mettent en garde contre les risques d’une escalade des violences si les opérations militaires sont intensifiées dans les régions sous l’influence des groupes armés.

