Selon un communiqué de ses conseils, l’ancien Premier ministre a été alerté à deux reprises par les services de l’État. Après un premier signalement pour une « ingérence numérique extérieure » en provenance de Russie, une « nouvelle opération d’ingérence » lui a été signalée quelques jours plus tard.
La plainte, déposée vendredi à Paris, vise notamment des faits de « manipulation de l’information, de fabrication de contenus truqués, susceptibles de porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation et à la sincérité du scrutin présidentiel ». Les avocats de Gabriel Attal indiquent que le service Viginum, chargé de la lutte contre les ingérences numériques étrangères, a identifié plusieurs campagnes de désinformation le visant.
Selon les éléments communiqués, plusieurs comptes sur le réseau social X auraient diffusé de faux reportages, de fausses unes de journaux et des contenus usurpant l’identité de médias français et internationaux afin de lui attribuer de fausses déclarations ou de fausses informations destinées à nuire à son image.
« Si on ne fait rien pour se protéger, l’élection peut être faussée », avait déclaré Gabriel Attal, accusant la Russie de chercher à influencer le scrutin présidentiel.
Cette affaire intervient alors que d’autres personnalités politiques, dont Édouard Philippe et Raphaël Glucksmann, ont également été visées ces derniers jours par des opérations de désinformation attribuées à des réseaux prorusses.

