« Aujourd’hui, vous voyez que le détroit d’Ormuz est sous la gestion et le contrôle de la République islamique, et que notre pays poursuit sa trajectoire en toute sécurité », a déclaré Hossein Taeb, chef des forces paramilitaires du Bassidj, cité par la télévision d’État iranienne.
Cette déclaration intervient au lendemain des propos de Donald Trump. Le président américain a affirmé mercredi, sur son réseau Truth Social, que les États-Unis avaient un contrôle « total » du détroit et qu’ils allaient le « garder ».
Un passage stratégique au cœur des tensions
Situé entre l’Iran et le sultanat d’Oman, le détroit d’Ormuz constitue l’un des principaux passages maritimes pour le commerce mondial de pétrole. Son contrôle est donc un enjeu majeur dans l’affrontement entre Washington et Téhéran.
Selon les informations rapportées, l’Iran maintient son contrôle sur ce passage tandis que les États-Unis imposent de leur côté un blocus aux ports iraniens.
Les tensions entre les deux pays se sont ravivées début juillet, après l’échec d’un protocole d’accord conclu en juin pour mettre durablement fin au conflit au Moyen-Orient. Depuis, les frappes ont diminué, Donald Trump affirmant que des discussions étaient en cours avec Téhéran.
L’Iran dément toutefois négocier directement avec Washington et affirme échanger avec Oman sur les conditions permettant de maintenir une voie de passage par le détroit d’Ormuz.
La question du contrôle de ce couloir maritime reste ainsi au centre du bras de fer entre les deux puissances.

